⚠️ Des nouvelles alarmantes nous sont parvenues
concernant notre Confrère Ahmed Nejib CHEBBI, Avocat au Barreau de Tunis,
Ancien Ministre du Développement en 2011, après la chute de BENALI, et
aujourd’hui âgé de 82 ans.
Poursuivi depuis 2023, dans le cadre de l’affaire dite “ du complot contre la
sûreté de l’Etat”, par le régime autoritaire du Président Kaïs Saïed, comme de
nombreux autres opposants politiques, journalistes, membres d’ONG et de la
Société Civile, il a été définitivement condamné en appel, le 25 novembre 2025,
à l’issue d’un procès critiqué par de nombreuses organisations internationales,
à 12 ans de prison (18 ans en première instance), et il est actuellement détenu
à la prison de Mornaguia, arrêté à son domicile, le 4 décembre 2025.
Les peines prononcées contre la vingtaine de personnes poursuivies vont jusqu’à
45 ans de prison.
Face aux conditions inhumaines de sa détention et de celles de très nombreuses
personnalités incarcérées aujourd’hui, notre Confrère Ahmed Néjib CHEBBI,
figure prestigieuse du combat pour la Démocratie en Tunisie, a entamé le 1er
octobre 2026 une grève de la faim, interrompue depuis en raison des pressions
internationales.
Mais, une publication du Collectif constitué de personnalités du monde de la
culture, des Barreaux et de la société humaniste, en date du 7 octobre 2026,
s’alarme du sort réservé à notre Confrère, qui est empêché de recevoir des
visites, notamment de sa fille, elle aussi avocate, de ses Conseils, et dont la
prise en charge médicale est totalement insuffisante, vu son âge et ses
pathologies.
De la même manière, le Comité pour le respect des droits en Tunisie a publié,
le 8 octobre dernier un appel, fort de près de 300 signataires internationaux,
pour réclamer la libération immédiate de Ahmed Nejib CHEBBI, ainsi que, plus
largement, le rétablissement des droits et des libertés en Tunisie.
📢 Le Barreau
des Hauts de Seine, qui entretient des liens étroits avec le Barreau de Tunis,
s’inquiète du sort réservé à notre Confrère et aux nombreux autres avocats et
personnalités poursuivis aujourd’hui en Tunise, et, s’associant à la réaction
unanime des défenseurs de l’Etat de droit et du respect du procès équitable, en
appelle à un
“sursaut moral essentiel de solidarité et d’urgence avec ceux qui ont engagé
leur existence pour la protection et l’avancée des droits, ainsi que contre la
répression et l’indignité des traitements infligés à ces personnes.”
(Communiqué du collectif)