
Mes chers confrères,
Le 24 janvier dernier s’est tenue la Journée mondiale de l’avocat en danger, organisée par l’Observatoire international des avocats en danger, association dont notre barreau est membre.
La Journée mondiale de l’avocat en danger est célébrée tous les 24 janvier depuis 2009 dans le monde entier.
Cette journée a pour objectif de sensibiliser la société civile et les pouvoirs publics à la situation des avocats dans un pays donné, sélectionné chaque année, et de mettre en lumière les menaces, les pressions et les risques auxquels les avocats sont confrontés dans l’exercice de leur profession.
Après avoir mis l’accent sur la situation des avocats dans des pays tels que la Turquie, les Philippines, le Honduras, la Chine, l’Égypte, le Pakistan, l’Azerbaïdjan, la Colombie, l’Afghanistan, l’Iran et la Biélorussie, la Journée mondiale de l’avocat en danger 2026 a été consacrée à l’analyse et à la dénonciation de la situation des avocats aux États-Unis d’Amérique.
Le choix de ce pays peut paraître surprenant. Pourtant, bien que considérés comme une « démocratie établie », les États-Unis connaissent aujourd’hui une intensification préoccupante des menaces contre l’indépendance des avocats, des juges et des procureurs.
La profession d’avocat y est confrontée à une montée des risques et des pressions, notamment des représailles politiques contre les avocats défendant des dossiers sensibles, une autocensure croissante au sein de la profession, ainsi que des atteintes à l’indépendance du pouvoir judiciaire.
La profession s’est donc mobilisée le 24 janvier dernier.
Julie Couturier, présidente du Conseil National des Barreaux, a ainsi adressé une lettre officielle à l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en France afin d’alerter sur les préoccupations du barreau français face aux attaques contre l’État de droit et contre l’exercice libre et indépendant de la profession d’avocat aux États-Unis.
Mais il n’y a hélas pas besoin d’aller si loin pour constater d’inacceptables attaques contre notre profession.
Le Parisien, dans un article du 24 janvier, a relaté l’ignoble attaque dont a été victime notre confrère du Barreau de Pontoise, Franck Amram. Parmi les assaillants figurait un ancien client.
Je sais l’émoi suscité par cette nouvelle parmi vous.
Attaquer un avocat, c’est attaquer toute une profession.
Je tiens à assurer notre confrère du soutien de notre barreau.
Votre bien dévouée,
Marie-Pascale PIOT
Bâtonnière